• Les aztèques avaient la même religion que ses ancêtres (Olmèques, etc.), mais avec quelques ajouts; en particulier leur dieu principal était Huitzilopochtli, dieu de la guerre, rebaptisé plus tard Mexitl ou Mexicas, ainsi qu'un rituel de sacrifices humains pour que Quetzalcoatl leur accorde la lumière du soleil, et que Mexitl les aide dans leurs conquêtes.

    Contrairement aux philosophies moralisatrices, la religion aztèque n'est pas basée sur la problématique du paradis et de l'enfer, du bien et du mal. Elle s'articule plutôt autour d'un concept de dualité dans lequel la vie et la mort incarneraient deux pôles complémentaires de l'existence humaine et de la création. 

    La religion chez les Aztèques se caractèrise par un polythéisme illimité. Il s'agit en effet d'une religion strictement fonctionnaliste c’est-à-dire que les dieux, voués à la conservation du monde, sont affectés à des taches précises d'assistance aux hommes. Cela dit il existe un culte dominant celui du dieu Soleil, Huitzilopochtli. Les Aztèques se considèrent en effet comme le peuple élu du Soleil chargé d'en assurer la marche en le nourrissant. Ce sentiment est renforcé par la réforme sociale et religieuse de Tlacaelel sous le règne des empereurs Itzcoatl, Moctezuma Ier et Axayacatl au milieu du XVe siècle. Le mythe de la création du monde chez les Aztèques éclaire cette idée.

    Les prêtres, qui exerçaient l'autorité quand les Aztèques étaient un peuple migrant, voient celle-ci s'amenuiser au profit de l'aristocratie guerrière mais ils restent dispensés d'impôts. De plus leur nombre à tendance à s'accroître dans les dernières années de l'empire. À la tête du clergé l'on trouve les prêtres des deux dieux, Huitzilopochtli, le dieu tribal des Aztèques et Tlaloc, le dieu de la pluie.

    La destination de l'âme dépendait de la mort. Les guerriers morts au combat ou sur la pierre du sacrifice, allaient accompagner le Soleil dans sa course durant 4 années au delà desquelles ils revenaient sous forme de colibri. Ceux rappelés par Tlaloc connaissaient le bonheur de Tlacopan le merveilleux jardin tropical. Les enfants morts en bas âge se rendaient auprès du couple primordial, Ometecuhtli et Omecihuatl, dans le Tonacaquauhtitlan ("le parc de nos nourritures") où ils vivaient sous forme d'oiseaux parmi les fleurs. Les femmes mortes en couches allaient prendre place dans le ciel de l'occident, le côté féminin, parmi les Ciuateteo ("femmes divines"). Elles se joignaient au cortège du Soleil. Quant aux autres, ils entreprenaient un ténébreux voyage de 4 ans dans le monde souterrain de Mictlan, royaume de Mictlantecuhtli. Traversant 9 fleuves, ils entraient dans le neuvième séjour des morts où ils étaient définitivement anéantis. 
     

    COSMOLOGIE AZTEQUE

    Selon le mythe au commencement du monde tout était noir, sans vie, mort. Les dieux se réunirent à Teotihuacan en se posant la question de qui aurait la charge d'éclairer le monde. Deux dieux proposent leur candidature puis l'un d'eux recule devant le brasier ou il était nécessaire de se jeter : il devint la Lune. Le second, un petit dieu humble et pauvre, sans doute faut-il y voir une métaphore du peuple aztèque à ses débuts, se jette sans hésiter dans le brasier et devient le Soleil. Mais les deux astres restent inertes dans le ciel il est indispensable de les nourrir. Alors les autres dieux décident de se sacrifier et de donner l'« eau précieuse » qui est nécessaire à savoir le sang. Les hommes sont contraints par conséquent de réitérer éternellement le sacrifice divin originel.

    Quetzalcoatl, sous la forme de Xolotl le "Dieu-chien", alla dérober aux enfers de Mictlantecuhtli, les ossements desséchés des morts et les arrosa de son sang pour leur donner vie aux hommes.
     

    SACRIFICES HUMAINS

    Selon la religion aztèque, le sang humain (l'« eau précieuse ») était nécessaire au dieu soleil Huitzilopochtli pour pouvoir continuer à exister. Les sacrifices humains étaient donc courants. On sacrifiait également en l'honneur d'autres dieux. Le sacrifice concernait principalement les prisonniers, mais il pouvait également s'agir de volontaires.

     
    Ce sang ce sont essentiellement des prisonniers de guerre qui le fournissent, parfois en grande quantité comme pour l'avènement d'Ahuitzotl où sans doute des dizaines de milliers de prisonniers sont sacrifiés.
    Cela explique les guerres perpétuelles des souverains successifs, l'impressionnant «fleuve de sang» dans lequel baignent les populations soumises aux Aztèques.

    Les formes de sacrifices sont variées, (pendaisons, crémation, écorchement, etc.) mais la forme la plus fréquente est l'arrachement du cœur sur une victime encore vivante sur la pierre du sacrifice (Une pierre de 2,5 mètres de diamètre sur 70 cm d'épaisseur avec une dépression en son milieu à l'endroit où étaient placés les cœurs humains).
     

    Le plus surprenant est que de nombreux Aztèques sont aussi volontaires car selon leur croyance la vie qui les attend dans l'autre monde dépend non de leurs actions sur terre mais de leur trépas et les deux morts les plus glorieuses sont le sacrifice ou la mort au combat. Les formes de sacrifices multiples correspondent à différents dieux, dont le plus puissant et le plus assoiffé de sang est Huitzilopochtli. En effet la religion aztèque assimile tous les dieux y compris ceux des peuples vaincus qui entrent dans le panthéon des vainqueurs. Soit sa personnalité est en concordance et coïncide avec celle de l'un de leurs dieux soit ils lui rendent un culte dans un temple réservé à ces dieux étrangers.

    Les chroniques rapportent qu'en 1487, au cours des cérémonies votives qui ont marqué l'inauguration du Grand Temple de Mexico et le début du règne d'Ahuitzotl, 80 000 prisonniers ont été sacrifiés en quatre jours!Si ce nombre paraît exagéré, on peut raisonnablement penser que la réalité se situe entre 16 000 et 20 000 personnes immolées. Dans un sanctuaire situé au sommet d'une pyramide, les prêtres extirpent avec un couteau sacrificiel en silex taillé le cœur de la victime vivante, et le placent dans un réceptacle. Le corps est dépecé; tandis qu'un prêtre revêt la peau du sacrifié, les restes sont précipités au bas de la pyramide. Le Soleil, alimenté par ce fleuve de sang, peut continuer sa course.
     

    LES TEMPLES

     Le centre religieux In Cem-Anahuac Yoyotli (Le coeur du Monde Unique ). Tout autour du centre cérémoniel se dresse une enceinte crénelée représentant des têtes de serpents, le coatepantli ("muraille de serpents").

    Au sommet de la grande pyramide (50 m de hauteur et 100 m de côté) se trouvaient deux temples. Le premier bleu et blanc était celui de Tlaloc, le second, rouge et blanc, était dédié à Huitzilopochtli. On réunissait de cette façon la religion astrale des guerriers à la vieille religion agraire des sédentaires. De nombreuses pyramides étaient reconstruites plusieurs fois, la nouvelle recouvrant l'ancienne. A chaque fois que les Aztèques agrandissaient un temple, ils plaçaient dans ses fondations des offrandes venant pour beaucoup de peuples soumis ou de civilisations disparues qu'ils estimaient comme les Toltèques et les Olmèques.


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