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  • L'armée impériale est une armée de métier. Le nombre d'hommes que l'armée Romaine entretenait était d'environ 330 000 hommes (165 000 légionnaires et 165 000 auxiliaires).

    La hiérarchie de l'armée impériale Romaine : L'Empereur est le général en chef qui a sous ses ordres toutes les forces militaires composant l'armée. Les préfets de camps administrent les camps fixes installés sur les frontières. Chaque préfet a donc plusieurs légions à administrer, et il commande les réserves qui demeurent au camp pendant les combats. Les officiers d'état-major sont les légats (général d'armée) et il y a 1 légat par légion.

    Pour chaque légion il y a 6 tribuns militaires (titre honorifique sous l'Empire) qui sont des officiers supérieurs choisis par l'Empereur et 59 centurions. Chaque centurion (officier subalterne) avait pour adjoint 1 optione (sous-officier) et un groupe de sous-officiers (le porte-enseigne ou signifer, l'instructeur ou campidoctor, le préposé aux subsistances ou pecuarius, l'architecte, le médecin militaire, un tesserarius qui chaque nuit recevra le mot de passe inscrit sur une tablette (tessera), le chef de musique et ses musiciens, des sonneurs de cor ou de trompette qui annonceront les exercices, les tours de gardes, le réveil et l'extinction des feux.). Dans chaque cohorte, le 1er centurion, ou pilus prior, commande sa centurie et l'ensemble de la cohorte. L'insigne des centurions est le cep de vigne. De la même manière, toute unité auxiliaire a un chef, des centurions (dans l'infanterie) ou des décurions (dans la cavalerie).
    Auxiliaire de légion.


    La légion impériale

    Les légions sont au nombre de 28 sous l'Empereur AUGUSTE et jusqu'à 33 sous le règne des SEVERE. Une légion varie de 5000 hommes à 6000 hommes répartis dans 10 cohortes (1 cohorte = environ 600 hommes) de 6 centuries chacune (1 centurie = environ 100 hommes). Chaque homme appartient à une centurie. 2 centuries forment une manipule, reconnaissable pendant le combat à son étendard et 6 centuries constituent une cohorte. Les cohortes sont numérotées de I à X (la Iere est la plus prestigieuse ).


    A chaque légion est attaché un corps de cavalerie d'environ 120 hommes (et jusqu'à 300). Le corps d'élite est la légion. Elle se voit adjoindre des troupes légères et mobiles recrutées dans les Provinces (les auxiliaires), et des troupes recrutées à la frontière de l'Empire et qui conservent leurs armements et leurs usages de combats (les numéri). Les soldats s'engagent dans la légion pour une durée de 20 ans pour les légionnaires ou de 25 ans pour les auxiliaires. Le recrutement des légions se fait surtout parmi les provinciaux qui, depuis AUGUSTE, y trouvent toute une série d'avantages : solde importante (de 150 deniers à 500 deniers par an) augmentée de primes diverses, une retraite (attribution d'une somme de 3000 deniers et de portions de terrains) et pour les soldats des auxiliaires le droit de cité en fin de service.



    Les cohortes prétoriennes

    Elles dérivent de la garde d'honneur du général et deviennent la garde personnelle de l'Empereur. Corps d'élite formé en principe d'italiens éprouvés, les cohortes prétoriennes prendront souvent une importance considérable dans la proclamation des Empereurs. Les effectifs varieront de 5000 soldats à 10 000 soldats qui sont répartis au sein de 10 cohortes prétoriennes.


    Chaque cohorte est divisée en 10 centuries d'infanteries flanquées chacune d'une turme de cavalerie. L'encadrement est effectué par 2 préfets du prétoire, des tribuns, et des centurions assistés d'optiones. La solde du soldat est élevée (500 deniers par an) et le service n'est que de 16 ans.



    Les cohortes urbaines

    Ce sont des milices de citoyens romains pour veiller à la garde de la cité. Leur nombre est de 4 à Rome (6000 hommes), une à Lyon et une à Carthage. L'encadrement est effectué par 1 préfet de la ville, et de 4 ou 6 tribuns. La solde du soldat est de 250 deniers par an et le service est de 20 ans. Les miliciens des cohortes urbaines sont considérés comme inférieurs aux prétoriens mais supérieurs aux légionnaires.



    Les cohortes de vigiles

    Ce sont des milices composées d'esclaves puis d'affranchis pour lutter contre les incendies. Pour faciliter le recrutement, le droit de cité est accordé aux vigiles après 6 ans de service (plus tard 3 ans seulement). L'effectif des cohortes de vigiles est de 7000 hommes. Le nombre des cohortes de vigiles est de 7 (à Rome qui est divisée en 14 régions (chaque cohorte de vigiles surveille 2 régions). Chaque cohorte est divisée en 7 centuries. L'encadrement est effectué par 1 préfet des vigiles, et de tribuns. Chaque centurie comprend plusieurs sections spécialisées comme l'alimentation en eau, la manoeuvre des pompes, l'extinction des incendies au moyen de couvertures imbibées de vinaigre, la manoeuvre de matelas destinés à amortir la chute des sinistrés, ou la protection des prisons, des magasins et des thermes.


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  • Il est sans doute le général romain le plus mythique. Homme de stratégie politique comme militaire, il gravit tous les échelons jusqu’à se faire proclamer dictateur à vie et conquérir un empire gigantesque jusqu’aux confins du monde connu de l’époque. Son opposition aux membres du Sénat connut son apogée lorsqu’il entra dans Rome avec son armée et mit en fuite Pompée. Elle lui vaudra également sa chute, il sera victime d’un complot organisé par quelques sénateurs dont son fils spirituel Brutus.


    Sa carrière politique


    Caius Julius Caesar naît à Rome le 12 juillet de l’an 101 avant JC. Issu d’une famille patricienne, il prétend être un descendant d'Énée, le fils de Vénus. Le jeune César, qui appartient à la jeunesse dorée de Rome, est un élève brillant. Après une première victoire en Asie, il démarre sa carrière politique, étant successivement questeur, édile et préteur en 63 avant J.C. Il devient gouverneur de la Gaule cisalpine et transalpine alors qu’il est presque ruiné. Les jeux, qu’il a organisés pour se faire aimer du peuple romain, lui ont coûté une fortune. Plusieurs victoires militaires en Espagne lui permettent de devenir propréteur de ce pays et de renflouer ses caisses. Ses ambitions pour arriver à la tête de Rome le pousse à sceller un pacte secret avec Pompée et Crassus, le premier Triumvirat. Le calcul s’avère payant, Jules César devient Consul en 59 avant J.C.



    Entre 58 à 52 avant J.C, César se lance dans une vaste campagne de conquêtes, appelée « la guerre des Gaules ». Il bat les Germains d'Arioviste, les Belges, les Usipètes et les Tenctères. Cependant, Jules César rencontre une assez forte résistance en Auvergne. Vercingétorix, à la tête des résistants, lui tient tête près d'Alésia (Bourgogne) en 51 avant J.C. Le Gaulois finira par s’incliner devant le général romain. Ces grandes victoires confèrent à Jules César une forte popularité auprès du peuple romain. César prendra soin de les raconter dans son remarquable ouvrage, La guerre des Gaules.

    Mais pendant ce temps-là, à Rome, la situation politique se détériore. Crassus étant mort dans une expédition contre les Parthes en 53 avant J.C, le triumvirat n’est plus et Pompée en profite pour asseoir son autorité. Jules César refuse d’abandonner la ville aux mains de Pompée. Le vainqueur des Gaules, aimé du peuple, et Pompée, soutenu par les sénateurs, se livrent une guerre d’influence pour devenir le premier homme de Rome. César se présente aux élections consulaires, ce qui l’obligeait selon les règles en vigueur à revenir à Rome et à licencier son armée. Les consuls en fonction avaient l’interdiction de franchir le fleuve Rubicon et d’entrer dans Rome avec leurs troupes.



    Un coup de force


    Faisant fi des règles, Jules César, à la tête de son armée, marche vers Rome. Le 10 janvier 49, il franchit le Rubicon, et déclare : « alea jacta est » (le sort en est jeté !). Pompée prend la fuite. En 48 avant J.C, César rattrape Pompée en Grèce et défait ses armées à Pharsale. Jules César se fait nommer Consul puis dictateur par le Sénat. Il instaure un régime autoritaire à Rome. Loin de se reposer sur ses lauriers, César se rend en Egypte pour rétablir l’ordre entre le pharaon Ptolémée XIII et sa sœur-épouse Cléopâtre. Le général romain tombe sous le charme de la belle Cléopâtre. Les armées romaines écrasent les troupes du pharaon et César offre le trône d’Egypte à Cléopâtre.


    Gloire à César


    César tient le monde méditerranéen sous sa coupe. Prenant les titres de grand pontife, consul annuel, dictateur et d'Imperator, César se couvre de gloire. Il devient un véritable objet d'un culte et apparaît même sur la monnaie romaine. Il prend également des mesures favorables aux plus faibles, amnistiant ses anciens adversaires, introduisant des Gaulois et des Espagnols au Sénat et donnant des terres aux vétérans et aux pauvres.


    Mais un groupe de sénateurs, dont Cassius et Brutus font partie, fomentent un complot contre le dictateur. Le 15 mars 44 avant J.C, ils le poignardent en pleine séance du Sénat. Avant de rendre son dernier souffle, César découvre parmi ses assassins Brutus, qu’il aimait comme un fils. Il lance en grec: "Kai su teknon", qui sera traduit en latin populaire par "Tu quoque, mi fili" ("Toi aussi, mon fils"). Son corps sera ramassé par des esclaves et incinéré, comme le veut la tradition, au Champs de Mars. Dans son testament, César a désigné pour héritier son fils adoptif, Octave, futur empereur Auguste. Ce dernier gardera le nom de « César » en hommage à son célèbre père d’adoption. César donnera "kaiser " en allemand et " tsar " en russe.


    D’une ambition sans bornes, Jules César s’est bâti un empire qui allait dominer la Méditerranée pendant plus de 500 ans. On ne peut que s’accorder sur son charisme et ses qualités de meneur d’hommes ainsi que saluer ses réalisations d’un point de vue administratif et littéraire. Le mois de sa naissance (quintilius) fut rebaptisé julius en son honneur, et est devenu notre mois de juillet.


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  • Un grand nombre de sujets romains avaient adopté le Mithraisme, et plus particulièrement les soldats (dans les camps militaires, Mithra était le dieu protecteur). La divinité indo-iranienne appelée Mitra (l'ami) en sanscrit et Mithra en avestique est décrite dans les Veda et dans l'Avesta comme étant le dieu des contrats et de la solidarité. Si son rôle est demeuré secondaire en Inde, où son culte ainsi que celui de son frère Varuna déclinèrent très vite, il n'en fut pas de même en Iran, où il prit une importance croissante et où il fut l'objet d'un culte très populaire; ce culte, transporté hors des limites de la Perse et agrémenté d'éléments étrangers, devint le noyau d'une religion avec initiation et enseignement ésotérique, connue sous le nom de mithriacisme.


    Les adorateurs de Mithra reconnaissaient une divinité unique manifestée par la lumière des astres, surtout le Soleil, brillant et invincible, ennemi de la nuit et des démons. Mithra, ange de la lumière, était un serviteur du dieu suprême Ahura Mazda (Ormuzd) et l'intercesseur des hommes auprès de lui. Cette religion était très austère; les initiés étaient soumis à des épreuves, puis baptisés par aspersion avec le sang d'un taureau sacrifié (taurobole) pour devenir frères d'armes. Les prêtres enseignaient que par la pratique de certains rites de purification, d'abstinence et de communion on pouvait participer à la nature des astres lumineux et immortels.


    Le mithriacisme se répandit d'abord en Asie Mineure, en Égypte, puis en Italie où il fut apporté par les légions romaines et d'où il passa en Gaule, en Germanie et en Espagne. Il tint tête au christianisme jusqu'au IVe siècle, époque à laquelle il se heurta aux persécutions de l'empereur Théodose, dont un édit, en 391, interdit le culte païen et les sacrifices sous peine de mort. L'empereur Julien, par contre, fut un adorateur de Mithra. Le dieu est généralement représenté sous les traits d'un jeune homme coiffé d'un bonnet phrygien et vêtu d'un manteau flottant, d'une tunique courte et d'un pantalon oriental; il poignarde un taureau qu'il a terrassé. À Rome, le temple de Mithra était creusé sous le mont Capitolin, les mystères mithriaques se célébrant dans une caverne, à proximité d'une source.


    Le Mazdéisme


    Le Mithraisme qui était une religion à mystères, était issu du Mazdéisme, nommé aussi Zoroastrisme (du prophète Zoroastre). Le Mazdéisme nait au VIeme siècle avant Jésus-Christ. Il est dit que Zoroastre fut né miraculeusement d'une vierge, qu'il donna la loi aux anciens Perses, fut inspiré de l'Esprit de Dieu qui descendit sur lui à l'âge de 30 ans, et fut amené dans le désert pour être tenté du Diable. Zoroastre prêchait aux Perses : Il n'y a qu'un seul Dieu, celui de la lumière et du ciel, Ahura-Mazda, le Seigneur-Sage, qui est le Créateur de toutes choses. Zoroastre avait écrit deux millions de vers et une Bible qui se nomme le Zend-Avesta. Zoroastre enseignait que le dieu Ahura-Mazda et Ahriman ou Satan, combattaient pour leur prédominance, mais qu'à la fin le Diable serait vaincu et que le mal cesserait à jamais. Alors viendrait la résurrection, et le corps serait revivifié étant réunit de nouveau avec son âme
    .


    La religion Mazdéenne prêcha aussi la venue d'un Sauveur qui a une étonnante ressemblance avec Jésus : Zoroastre, étant assis près de la source d'eau vive, ouvrit la bouche et parla ainsi à ses disciples : "Je m'adresse à vous mes amis que j'ai nourris de ma doctrine. Écoutez, que je vous révèle le mystère prodigieux concernant le Grand Roi qui doit venir dans le monde. En effet, à la fin des temps, un enfant sera conçu et formé avec tous ses membres dans le sein d'une vierge, sans que l'homme l'ait approché. Il sera pareil à un arbre à la belle ramure et chargé de fruits, se dressant sur un sol aride. Les habitants de cette terre s'opposeront à sa croissance et s'efforceront de le déraciner du sol, mais ils ne pourront point. Alors ils se saisiront de lui et le tueront sur le gibet. La terre et le ciel porteront le deuil de sa mort violente et toutes les familles des peuples pleureront.


    Il ouvrira la descente vers la profondeur de la terre, et de la profondeur il montera vers le haut. Alors, on le verra venir avec l'armée de la lumière, porté sur les blanches nuées; car il sera l'enfant conçue de la Parole génératrice de toutes choses. Quand se manifestera le début de son avènement, de grands prodiges apparaîtront dans le ciel. On verra une étoile brillante au milieu du ciel, sa lumière l'emportera sur celle du soleil. Or donc mes fils, gardez le mystère que je vous ai révélé, qu'il soit écrit en votre coeur et conservé dans le trésor de vos âmes. Et quand se lèvera l'astre dont j'ai parlé, que des courriers soient envoyés par vous, chargé de présents, pour l'adorer et lui faire offrande. Ne le négligez pas, car il est le Roi des rois, et c'est de lui que tous reçoivent la couronne". Le Seigneur mentionné ci-haut n'est pas Jésus mais Mithra, connu anciennement sous le nom de Thammuz, dont le caractère fut associé aux aspirations messianiques d'Israel. Mithra fut engendré par Ahura-Mazda et fut son égal comme fils.


    Il est né dans une caverne et des bergers vinrent l'adorer lui apportant des présents. Il était l'incarnation de Hélios, le dieu Soleil; et par le fait de sa naissance dans une caverne, il devint identifié à Apollo et fut reconnu comme le dieu du rocher et adoré comme le Bon Berger, le Soleil spirituel, la lumière céleste, et le chef des sept esprits divins.

    Le Manichéisme


    La doctrine du perse Mani (216-276), encouragé par le roi Chahpuhr Ier, fut prêchée jusqu'en Inde à la faveur des expéditions de ce dernier et dans de nombreuses régions à l'occasion des voyages de son fondateur. Prétendant à l'universalité, elle se répandit dans l'empire romain et ultérieurement dans le monde musulman. Mani demandait d'ailleurs à ses adeptes d'errer perpétuellement dans le monde, prêchant la doctrine et guidant les hommes dans la Vérité. Des fragments de textes ont été retrouvés au nord-ouest du Turkestan chinois et rédigés en différents dialectes persans, en chinois et en vieux turc (ouïgour).


    Cette diversité témoigne de la fabuleuse extension de la doctrine de Mani. Peintre, calligraphe et poète, Mani se considérait comme le Paraclet annoncé par Jésus et porteur d'une nouvelle révélation. Son étude repose sur le témoignage de saint Augustin qui le réfuta dans ses Confessions, ainsi que sur des sources syriaques, arabes, persanes, pahlavies ou arméniennes. Combinant des éléments chrétiens, zoroastriens et bouddhistes, la doctrine est fondée sur une conception dualiste du monde: celui-ci est gouverné par l'antagonisme radical du Bien (la Lumière, l'esprit) et du Mal (les ténèbres, la matière). L'homme, enfermé dans la matière, doit s'en libérer par la connaissance. Mani forma les églises Manichéennes vers l'an 275 et fut mis à mort dans son pays à cause de ses idées, mais celles-ci se répandirent dans l'Empire Romain.


    L'Empereur Constantin et le Christianisme

    Dès que les persécution cessèrent contre les chrétiens dans l'Empire Romain, le Christianisme entra dans les cours et les palais des rois. La voie était préparée pour l'introduction d'une transformation radicale au sein du Christianisme. La tradition veut que l'Empereur CONSTANTIN eut une vision à la veille de la bataille du pont Milvius, le 28 Octobre de l'an 312, lorsqu'il marchait contre MAXENCE, et se soit convertit brutalement au Christianisme. En fait CONSTANTIN n'était motivé que par la conviction que la foi chrétienne l'aiderait à unifier l'Empire Romain. Il espérait réformer la religion de l'Empire, d'en détrôner tous les dieux et d'établir le culte absolu de Mithra, le fils du Soleil.

    Constantin fut un adepte de Mithra et suivit les pas de Zoroastre et de Mani pour faire une réforme habile et subtile du Mithraisme en lui donnant une apparence chrétienne. L'occasion se présenta pour lui lorsqu'il marcha vers Rome avec son armée, et que ses soldats virent dans le ciel un signe formé par les rayons du soleil en forme de la lettre "X". Les soldats Romains, marqués de superstitions, y reconnurent immédiatement le signe d'Apollo, "Sol Invictus" qui signifie "le Soleil invincible". Il décida de se servir du Christianisme pour servir ses propres intérêts. "Le Christianisme proprement contrôlé peut devenir une puissante force pour maintenir l'ordre dans l'Empire. Si je suis là pour régner, je dois le gouverner partout".


    Il sût reconnaître dans la lettre "X" du signe d'Apollo, son équivalent dans le Grec ou la lettre "X", qui se prononce "CH", et qui est l'initiale du nom du Christ. Réalisant que dans sa signification ce signe unissait le Paganisme et le Christianisme il se dit: "Par ce signe je vaincrai". Le lendemain il ordonna à ses artisans de fabriquer un étendard sur lequel serait suspendu un drapeau avec la lettre "X", et qui devait en plus être peint sur tous les boucliers de ses soldats. Après sa victoire sur Maxence au pont Milvius,Constantin prit alors le titre de "Maximus Augustus", le "Suprême Vénérable", fils d'Apollo, "Souverain Pontife" des Mystères Chaldéens du Culte du Soleil, et maître suprême du Paganisme, et rencontra Licinius à Milan au début de l'an 313.

    Ils prirent alors en commun les décisions qui formulèrent l'édit de Milan, proclamant la liberté chrétienne, et attribuant à tous la liberté d'adorer Dieu sous la forme qui leur plaisait. De plus il fallait obtenir que chaque religion fit sa paix et son unité.


    Cette liberté provisoire dura pour une période de douze ans, jusqu'en 325 (conseil oeucuménique de Nicée). Dans la première partie du 4ème siècle, Constantin poursuivit son objectif d'une réforme Mithraique, et proclama un édit qui établit le Dimanche comme jour de fête obligatoire, dans toute l'étendue de l'Empire Romain. Ce fut à ce moment qu'on commença à changer le nom des fêtes païennes et qu'on leur donna des noms chrétiens: la fête de Saturne, c'est à dire de Mithra ou Apollo, devint Noel; la fête d'Astarté ou Ishtar devint Pâques; la fête de Thammuz ou Lucifer devint la Saint-Jean, etc...Constantin comprenait, en effet, que si les mêmes jours étaient observés par les Chrétiens et les Païens, tous seraient incité à embrasser sa nouvelle forme de christianisme. Il était déterminé à rassembler le monde Chrétien sous ses étendards.


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  • Vers 400 av. J.-C., les Romains remplacèrent le troc basé sur les têtes de bétail ou l'usage de monnaies grecques par un système monétaire relativement archaïque. Il s'agissait dans un premier temps de "blocs" de bronze nommés aes rude puis à la fin du IVe siècle de lingots en bronze représentant sur une des faces leur équivalent en têtes de bétail.

    Ensuite, vers 280 av. J.-C. apparaissent des disques de bronze nommés aes graves pesant une livre romaine (324 g) et valant 1 as. Le double visage de Janus y est gravé sur l'avers (face). Le poids de l'as étant fixé en fonction de sa valeur, celui-ci diminue lors de la première guerre punique (264-241) pour peser environ 290-280 grammes. Baisse due aux fortes dépenses de Rome pour la constitution de sa flotte. Vers 225 av. J.-C. apparaît sur le revers de l'aes graves, (latin graves = lourd), une proue en hommage à la puissante flotte militaire romaine constituée quelques décennies plus tôt.

    Lors de la deuxième guerre punique (218-201), qui impose à Rome des dépenses considérables, l'as s'effondre et finit par devenir un disque de bronze d'une vingtaine de grammes. Il a des multiples dont les plus utilisés seront le sesterce valant 2 as et demi, (puis 4 as), le dupondius valant 2 as et des sous-multiples le semi (½ as), et le quadrans (¼ as). Toutes ces monnaies sont en bronze. C'est à ce moment que l'argent métal apparaît véritablement dans le système monétaire romain avec le "denier".


    Le système monétaire est réformé et s'appuie désormais sur le denier (monnaie d'argent) En 211 av. J.-C. le denier apparaît et vaut 10 as de 53 grammes de bronze chacun (d'où son nom qui vient de la racine DIX). Le denier pesant 4,5 g d'argent, 530 g de bronze est égal à 4.5 g d'argent en 211. On a donc un rapport de 1/120.



    Le sesterce est l'unité de compte usuelle, les dépenses, les revenus et les fortunes s'évaluent en sesterces. Son abréviation HS est un souvenir de sa parité initiale avec l'as (deux as et demi, soit en chiffres romains IIS, vite retranscrit en HS)



    L'Empire


    À partir du consulat de César, le système entre dans une période de stabilité qui va durer plus de deux siècles. L'auréus, monnaie d'or valant 25 deniers apparaît.Les empereurs soignent particulièrement leur portrait sur les monnaies qui servent de propagande, le sesterce en cuivre puis en bronze valant un quart de denier est, avec son diamêtre de 33 mm, la monnaie reine de l'époque.


    Au fil du temps, la dévaluation reprend avec l'anarchie militaire de 200 à 284. La multiplication des ateliers monétaires et l'instabilité politique constribuent à la dérive du système monétaire. Le denier se déprécie, est frappé en alliage de billon contenant de moins en moins d'argent pur. En 215, Caracalla institue un nouveau denier appelé Antoninien valant 2 deniers et à 50 % d'argent. Sous le règne de Claude le Gothique, il ne contiendra plus que 3 % d'argent.

    En 274, Aurélien remplace l'antoninien par l'aurelianus il vaut 4 deniers. Les monnaies d'or et les sesterces ont pratiquement disparu.

    Vers 290, Dioclétien crée de nouvelles monnaies: le solidus d'or et l'argenteus d'argent qui sont très dévalués par rapport à l'ancien denier et ne circulent que très peu, c'est le follis monnaie de bronze à cours forcé qui constitue la majeure partie de la circulation.



    Le succès du solidus


    Constantin Ier en 311 opère une dévaluation de la monnaie d'or établie par Dioclétien, et l’abaisse à 1/72 de livre d'or pur (soit 4,5 g) contre 1/60 de livre précédemment. Son nom solidus (= solide, stable) constituait un véritable programme politique face aux dévaluations monétaires répétées des générations précédentes. Constantin Ier put maintenir la stabilité de cette nouvelle monnaie et l’émettre en quantités considérables, grâce à la confiscation des importants stocks d'or thésaurisés depuis des siècles dans les temples païens.

    Face à la baisse constante des autres monnaies d'argent et de bronze, le solidus devint la monnaie refuge, pour tous les règlements importants (dons de l'empereur aux soldats, paiement des impôts, tributs versés aux peuples barbares, etc.).

    Des sous-multiples du solidus furent créés: le semissis soit un demi-solidus, le tremissis ou triens, soit un tiers de solidus.

    La stabilité du solidus de 4,5 g d'or se conserva durant l'évolution de l'Empire romain en empire byzantin, où il prit le nom de nomisma. Il ne connut de dévaluation qu'au XIe sous les Comnènes, soit une extraordinaire stabilité de sept siècles.

    Après la disparition de l'Empire romain sur l'Occident, le solidus continua à circuler quelque temps chez les Francs ; son nom se maintint et se transforma en français en "sol", puis "sou".



    L'as : pièce de bronze. Ses 1ères éditions datent de 289 avant JC.

    Le denier : pièce d'argent qui à l'origine valait 4 sesterces ou 10 as. Ses 1ères éditions datent de 212 avant JC.

    L'aureus : pièce d'or qui valait 25 deniers. Elle représentait la paie mensuelle d'un légionnaire. Ses 1ères éditions datent de 15 avant JC.

    Le sesterce : pièce d'argent puis de cuivre jaune sous l'Empire qui valait 2,5 as. Cette pièce était aussi nommée le nummi.

    L'antonianus : pièce d'argent créée  en remplacement du denier. Elle valait environ 2 deniers.

    Le follis : pièce d'argent. Elle deviendra la pièce la plus courante.

    Le quadrans : pièce de bronze qui est la plus petite dénomination du système monétaire romain ; en équivalence cela donne :

    1 aureus = 25 deniers = 100 sesterces = 250 as = 1000 quadrans.


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