• Les furies

    Les Furies sont les remords personnifiés. Quand un meurtre s'est accompli et surtout quand un fils ou un parent a trempé ses mains dans le sang de son père ou de ses proches, elles ne tardent pas à apparaître et font entendre leur chant funeste, entourant le criminel de leur ronde infernale, et lui hurlant à l'oreille un hymne affreux dans lequel elles retracent son forfait.

    Nul mortel ne peut leur échapper : elles le poursuivent partout., comme le chasseur poursuit le gibier, et finissent toujours par l'atteindre. Les supplications et les larmes ne sauraient les émouvoir. Mais si les Furies sont impitoyables avec les criminels, celui dont les mains sont pures n'a rien à redouter d'elles.



    Antérieures à Jupiter et aux dieux olympiens, qu'elles nomment des divinités de fraîche date, elles représentent, dans l'opinion publique, l'antique justice, la seule que connaissent les peuples primitifs, la loi du talion : à tout crime il faut un châtiment.

    Ces inexorables déesses, qui ne connaissent pas le pardon et que la prière ne peut toucher, sont reléguées au fond des ténèbres ; elles ne quittent leur sombre demeure que quand l'odeur du sang versé et les imprécations de la victime les appellent sur la terre.

    Divinités malheureuses, elles ne s'asseyent jamais au banquet des Immortels ; mais elles sont infatigables quand il faut poursuivre le coupable et ne lui laissent aucun repos.


    Dans les enfers, les Furies, Alecto, Tisi phone et Mégère, ont pour mission de châtier les coupables et de leur ôter tout espoir de miséricorde.


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