• L'enigme des Huros

    Très ancienne tribu, distincte des aymaras et des quechuas, qui habitait sur les rives du lac Titicaca jusqu'au début du 20e siècle. On ignore à peu près tout de leur origine qui se confond avec la mythologie du grand lac sacré. Certains américanistes voient en eux la dernière branche du peuple Puquina chassés des haut-plateaux par les invasions Aymaras vers la fin du 12e siècle.


    Les chroniqueurs Herrera et Acosta rapportent que, vivant sur des radeaux de roseaux, ils suivaient les bancs de poissons. Non sans mal, les missionnaires parvinrent à les fixer sur les rives du Titicaca. Leur réputation de paresse et de saleté était solidement établie; le Père Calancha raconte qu'il est plus facile d'attirer un brochet hors de son repaire que d'arracher un Uro à ses roseaux. Selon Anello Oliva, ils étaient si paresseux que, pour les obliger à travailler, l'Inca Roca les astreignit à lui verser un impôt sous forme de puces : "L'Inca Roca, écrit-il, ordonna à ces fainéants d'Uros, peuple d'oisifs et bouches inutiles, de lui livrer, chaque mois. en guise de tribut, des roseaux pleins de puces à raison d'un par individu; cela dans le seul but de les empêcher de ne rien faire...". L'histoire ne dit pas ce que l'Inca pouvait bien faire, ensuite, de cette pouilleuse contribution!


    Les Uros étaient des êtres farouches, au teint presque noir. Ils parlaient un idiome très particulier, vivant exclusivement entre eux. On leur doit l'invention des barques de roseaux, les balsas de totora, si étroites qu'un seul homme y trouve place et encore à condition de rester agenouillé. Sur ces esquifs, les Uros partaient à la pêche pour s'assurer de leur seul et unique moyen de subsistance...


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