• Devil's Tower

    Selon une légende indienne très ancienne, Devil’s Tower, l'étrange rocher grisâtre qui se dresse au milieu des paysages vallonnés du Wyoming, en Amérique du Nord, aurait mystérieusement jailli du sol. Comme toutes les légendes, celle-ci recèle sa part de vérité. Au microscope, Devil's Tower a révélé tous ses secrets.
    Ce rocher fut baptisé « la tour du diable » par les pionniers. Pour les amateurs, on aperçoit cette tour dans le film »Rencontres du troisième type ».


    Ce géant de pierre se situe dans les Grandes Plaines du Wyoming à côté des Black Hills du Dakota.
    C’est le mont sacré d'une vingtaine de tribus indiennes.

    Elles l’ont baptisées l'« antre de l'Ours ».. Dans la mythologie des Sioux des plaines, c'est ici que Hu Nump, le Grand Ours, initiait les chamans aux secrets des guérisseurs, tandis que la tradition kiowa veut que l'étrange rocher ait poussé d'une souche d'arbre pour protéger sept jeunes Indiennes menacées par un grizzly.

     

     La naissance de Devil’s Tower

    Tout commença voici 40 ou 50 millions d'années, à l'époque de la formation des Black Hills, lorsqu'une montée de roches en fusion se fraya un chemin du centre de la Terre jusqu'à la surface par des fissures dans la croûte terrestre :

     Il y a environ 40 millions d’années, à l'ère tertiaire, la roche en fusion perça les couches sédimentaires pour se frayer un chemin vers la surface, provoquant leur intumescence. Le magma se figea à plusieurs centaines de mètres sous la surface

     Il y a environ 2 millions d’années, l'érosion mit au jour la pointe de la colonne de lave à mesure qu'elle usait la roche plus tendre qui l'entoure

    C'est ainsi que Devil's Tower s'élève chaque année un peu plus par rapport à son environnement. En vérité, elle culmine actuellement à 1 558 m au-dessus du niveau de la mer et sa hauteur réelle décroît peu à peu au fil du temps, car elle non plus n'est pas totalement épargnée par l'érosion.


    La genèse et la nature du bloc de lave, toutefois, restent sujettes à controverse. Certains géologues le considèrent comme le type même du laccolithe, une coulée de lave en arêtes de poisson qui serait restée figée dans les profondeurs pendant sa montée et n'aurait jamais atteint la surface.

    D'autres, en revanche, affirment que la colonne rocheuse est un bouchon de lave qui serait venu combler la cheminée principale d'un volcan dont il ne reste plus rien. En l'absence de toute trace de roche volcanique dans les environs de Devil's Tower, cependant, la deuxième hypothèse semble peu crédible. 

    Aujourd'hui, Devil's Tower se dresse à 260 m au-dessus des plaines qui l'entourent. Au pied du mont, intempéries et chutes de pierres ont accumulé des monceaux de roches.

    Devil's Tower se compose d'un faisceau de colonnes rocheuses de section carrée à heptagonale, dressées comme des troncs d'arbre dans une charbonnière.

    La phonolite formant Devil’s Tower dérive de la croûte continentale.

    Dans la partie inférieure de Devil’sTower, les fûts de pierre restent soudés. Au sommet, par contre, ils deviennent instables.
    Cela n’est pas sans danger pour les quelques 4 000 varappeurs qui, chaque année, escaladent le rocher géant.


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