• Désert de Namib

    Mince bande d’à peine 160 km de large, le désert du Namib s’étend sur 1 300 km de long le long des côtes atlantiques de l’Afrique australe.

    Le désert de Namib est l’un des plus anciens du monde.
    C’est dans ce désert qu’une plante étrange, le welwitschia, arbore ses longues feuilles millénaires.
    Le désert de Namib est le refuge de la taupe dorée et abrite, malgré son aridité, une variété étonnante de formes de vie.

    La jeune république de Namibie, indépendante depuis 1990, occupe des terres d’apparence stérile, balayées par le sable.
    Pourtant, la vie s’y développe, y compris dans les régions les plus arides du désert de Namib.

    La superficie de ce désert est de 31 000 km². C’est un désert de type caillouteux et sableux. Les précipitations annuelles mensuelles sont de 15 à 100 mm.

    Il s’étend depuis la côte atlantique de la Namibie au sud, jusqu’au sud de l’Angola.

    Les températures varient de 25°C à 10°C.

    Le désert de Namib forme un paysage impressionnant de hautes dunes qui bordent parfois la mer.
    Les brumes côtières apportent beaucoup d’humidité sous forme de condensation.

    Le système de dunes est en mouvement avec 10% de dunes en étoile. Une autre particularité géologique est la présence de yardangs arrondis (crêtes rocheuses modelées par le vent).


     

     Faune et flore du désert de Namib

    Welwitschia mirabilis est une plante étonnante. C’est un arbre nain, endémique à ce désert. Tous les 100 ans, il fabrique deux feuilles longues de 2 à 3 m et en forme de ruban. Ces feuilles absorbent les minuscules particules d’eau des brumes matinales.
    Parallèlement, une racine principale plonge jusqu’à 10 m de profondeur pour aller chercher la nappe d’eau souterraine.

     

    Des melons tsamma, sources de vie, reposent sur le sol désertique, au milieu d’un enchevêtrement de tiges desséchées.
    Ces plantes sauvages sont très proches des espèces cultivées de la famille des courges.

    La taupe dorée de Namibie (Eremitalpa granti) est un insectivore terrassier qui ne vit que dans le désert de Namib.
    Ses larges griffes sont adaptées au fouissage dans le sable. Le jour, elle se repose à 50 cm de profondeur et sort la nuit à la recherche de lézards.

    Cette taupe dorée est thermolabile. Sa température corporelle et son métabolisme semblent directement liés à la température du sable.
    Cette adaptation lui permet de réduire ses besoins en oxygène dans le sous-sol. 

    Le parc du Namib-Naukluft, d’environ 50 000 km², occupe le sud du Namib. Ce parc forme un vaste océan de sable où se déploient à perte de vue des séries de dunes massives et mobiles.

    Au sud des Flats, les plaines sont traversées par la rivière Kuiseb et d’autres cours d’eau qui ne coulent en moyenne qu’une à deux fois par siècle.

    Après la pluie, un tapis d’herbe apparaît comme par magie, attirant des troupeaux de springboks ou de gemsboks.

    Les nombreux serpents, insectes et lézards du Namib sont fascinants par la manière dont ils se sont adaptés à la rudesse de la vie du désert.

    Dunes et plaines abritent hébergent des créatures que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

    La vipère de Péringuey (Bitis peringuey) a des yeux situés au sommet de la tête. Cela lui permet de s’enterrer dans le sable tout en guettant sa future proie. Elle a également la particularité de se déplacer latéralement sur le sable brûlant.


    Pour trouver de l’eau, ce serpent presse son corps contre le sol, la nuit, afin de laisser sa condenser sur ses écailles la fraîche rosée nocturne.

    Autre habitant étrange de ces dunes, la grande araignée, connue sous le nom de « dame blanche » (Leucorchestris sp.) qui, pour s’échapper rapidement, ramasse simplement ses pattes sous elle et, tel un tonneau, roule le long d’une dune. 


    La plupart des espèces sauvages du Namib se nourrissent, non pas des pluies ou d’une végétation locale, mais des embruns frais venus de l’océan Atlantique.

    Les mares d’eau qui se forment parfois attirent de grands mammifères. Gemsboks, springboks et zèbres de Hartmann, qui migrent sur de larges espaces profitent du miracle de l’eau.

    Dans ces vastes étendues, il reste encore des chevaux sauvages du Namib qui sont les descendants d’animaux importés par les troupes coloniales allemandes il y a de cela presque un siècle.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :